J’ai découvert dans le numéro de septembre du journal des écoles de la mairie de Perpignan un article citant 2 fois Ubuntu.
Même si on peut penser que la description des avantages d’Ubuntu est à côté de la plaque, que les logiciels libres ne sont ni cités, ni expliqués pour leurs avantages, que la photo illustrative représente des postes sous XP (avec Word!), que l’économie en coûts logiciels n’est pas citée ou qu’utiliser Ubuntu en ayant remplacé tous les postes antérieurs à 2007 est une aberration¹, il faut saluer l’initiative.
Ce que je fais ici.
Ce journal, distribué avec le journal de Perpignan, contient 8 pages format A3 et rassemble des informations pratiques. Mais surtout, il est gratuit, disponible dans toutes les administrations et même distribué dans les boites aux lettres de certains quartiers.
Ajoutons que Ubuntu est cité dans un article pleine page, lui même mis en avant en une du journal.
Comme je l’expliquais dans l’article sur l’hôtellerie/restauration, la présence de ces mots (Ubuntu, en l’occurrence) permet de préparer l’oreille et l’esprit des interlocuteurs à une approche différente de Windows et facilite le travail d’approche, au moins pour ma part.
Il sera temps, ensuite, de leur expliquer ce que sont Ubuntu, GNU/Linux, la FSF, les logiciels libres, les avantages/inconvénients…
Comme l’article n’étant pas encore en ligne sur le site de la mairie, en voici un scan (4.5Mo). Par contre, je n’ai pas encore de détails techniques sur l’installation (matériel, versions, logiciels, utilisation, …). Mais je ne manquerais pas de vous informer dès que j’en aurais.
¹- A l’attention des gens de la mairie de Perpignan qui ne manqueront pas de me lire: Ubuntu (et linux en général) étant moins gourmand en ressources que Windows, il permet de réutiliser de « vieux » postes sans besoin de les remplacer, fonctionne bien plus rapidement qu’un poste neuf avec Windows et ne nécessite pas d’investissement matériel. Contactez moi pour plus de détails.
Le journal l’hôtellerie restauration a publié au mois d’août un article consacré aux logiciels libres: Logiciel libre : Open source, philosophie, opportunité, alternative, risques…
J’en parle ici pour diverses raisons:
- L’article est complet, clair et bien fait, par quelqu’un qui sait de quoi il parle. Sans aucun parti pris.
- Il parait dans une revue très fréquentée des professionnels du milieu H/R
- Il parait dans une revue où on ne s’attend pas spécialement à trouver ce genre d’article
- Quand on fait référence à un journal lu par les professionnels du métier, on a plus d’attention de la part du client que lorsqu’on présente le logiciel libre de son propre chef
Pour avoir une bonne connaissance de ce milieu H/R, qui est mon « premier » métier, je peux vous assurer que l’informatique, les nouvelles technologies et les licences logicielles sont un monde obscur pour ces gens très pragmatiques dont le métier est le contact humain.
Ils recherchent des solutions leur permettant de travailler plus vite, mieux, plus précisément, sans erreurs, … Le critère du prix n’est que le dernier pris en compte. Ce qu’ont d’ailleurs bien compris les éditeurs de solutions destinées à ce secteur! D’autant que le choix des alternatives libres est plus que restreint, ou bien peu adapté au besoin¹. S’ils peuvent gagner de l’argent avec un outil, ils n’hésiteront que peu à en dépenser pour l’acheter. Ils ont compris ce qu’était un investissement. Par contre, ils doivent être convaincus de l’utilité de l’achat.
Cet article ne va pas chambouler la mentalité des gens qui vont le lire, mais peut être permettre une ouverture progressive des visions qu’ont les utilisateurs sur l’informatique et les logiciels qu’ils utilisent, et ça, c’est important.
L’idéal serait de publier ce genre d’articles sur toutes les revues spécialisées (médical, artisanat, comptabilité, …) afin que la culture du libre puisse naitre et grandir.
Attention, je ne suis pas en train de dire que les solutions propriétaires sont mauvaises, ou que c’est mal! Je dis que les secteurs spécifiques manquent de dynamisme et d’innovation dûs au manque de concurrence des solutions existantes dont les gros éditeurs phagocytent le marché. Plus de choix, plus de modularité, plus d’innovations, voilà ce que pourraient apporter les logiciels libres dans ce secteur. Et un mouvement économique activant l’économie locale autour du service apporté.
Rien que pour encourager l’initiative et inciter à la reproduire, je vous conseille d’aller augmenter le trafic de cet article en le lisant et en le conseillant à vos amis. Si l’intérêt à ce sujet augmente, celui d’en parler et de le faire connaitre ira grandissant.
1. Amis développeurs, je vous garantis qu’il y a des marchés à prendre!
Voici la surprise (le gros LOL de la mort qui tue) ¹ que j’ai eu en regardant les accès à mon site:

Je me demande :
- Comment il est arrivé sur mon site (ou comment google me classe???)²,
- Comment je dois le prendre…
- S’il s’appelle Mickael…
Manifestement, il y en a qui partent depuis plus loin que d’autres…
¹ Je dis ça parce que, justement, et c’est là que c’est humoristique, je prépare un article sur l’orthographe et les kikoolol. Heureuse coïncidence.
² En fait, c’est cet article qui l’a ramené. Et en première position sur google, s’il vous plait!
Le comité technique de Canonical a voté, lors de sa réunion d’août, le choix de ne plus apporter de soutien aux versions IA64 et Sparc du fait que ces deux plateformes ont été sans soutien dédié depuis un certain temps, et le manque de qualité de ces versions. Les utilisateurs de ces plates-formes bénéficieront des mises à jour et correctifs de sécurité pour la version 10.04 jusqu’en avril 2013.
Du fait du peu d’utilisation de ces processeurs, ou de leur utilisation très spécifique, les développeurs se concentraient (ou migraient) vers les versions x86. Cette décision fait suite à une réflexion lancée sur le sujet par un développeur de Canonical, Scott James Remnant.
Donc, à partir d’Ubuntu 10.10, le caractère multi plateforme de la distribution sera moins universel. Cependant, Ubuntu continuera de ne pas être seulement présente uniquement sur les processeurs x86, puisque les processeurs ARM, équipant entre autres les tablettes et les terminaux mobiles, intéresse les développeurs pour les applications mobiles et embarquées.
Rappelons que les processeurs ARM possèdent une faible consommation électrique, ce qui fait qu’on les trouve principalement dans les systèmes embarqués, mais le fondeur Marvell a annoncé la sortie de processeurs gravés en 40 nm destinés à des serveurs simples tels des serveurs web sur ARM. Or, à l’époque des économies imposées et du déficit énergétique de la terre, je pense que diviser la consommation électrique des datacenters par 5 risque d’en intéresser plus d’un, google le premier. Actuellement, seul le vieillissant windows CE fonctionne sur cette architecture, et un dirigeant de Microsoft a annoncé que Windows 7 ne gèrera pas les processeurs ARM. Une opportunité à saisir pour GNU/Linux, même si je reste persuadé qu’une réaction de Microsoft se fera sentir dès que ce marché ne sera plus un marché de niche.
Espérons que l’abandon d’une architecture profitera aux autres.
Gimp est un outil fantastique que j’utilise quasiment tous les jours. Il est vrai qu’il nécessite un certain temps de prise en main pour arriver à le contrôler parfaitement, mais comme tous les logiciels, cela vient avec l’usage. Plus on l’utilise, mieux on le connait.
Cependant, pour les débutants ou pour les nouveaux utilisateurs de GNU/Linux, l’une des particularités les plus perturbantes est son mode multi-fenêtré qui fait que les outils se trouvent parfois cachés par l’image, surtout quand on cherche à mettre celle ci en plein écran.
Quand on possède 2 écran sur son ordinateur, avoir les outils sur l’un et l’image sur l’autre est incomparable d’ergonomie. Mais peut de gens sont dans cette configuration matérielle et avoir Gimp dans une seule fenêtre est une demande récurrente de presque tous mes utilisateurs qui font l’effort d’essayer de s’y mettre. C’est le fameux Single-window Mode.
Je ne parle pas ici des personnes qui savent utiliser d’autres logiciels comme Photoshop ou Paint Shop Pro (par exemple) et qui ont du mal à quitter leurs habitudes ¹, mais bien de ceux qui s’intéressent pour la première fois à la retouche photo avec un logiciel gratuit.
Jusqu’à présent, je me rabattais sur d’autres logiciels plus simples pour ceux dont les besoins étaient limités (MyPaint, Picasa, Krita, …) mais immanquablement, un jour, ils demandaient LA fonction supplémentaire non incluse dans le logiciel qui les obligeait à en utiliser un autre pour faire ce qui leur semblait à présent une évidence ².
Heureusement, grâce à la pression des utilisateurs, l’équipe de développement de Gimp, qui a longtemps refusé cette fonctionnalité, a intégré dans les plus récentes versions la possibilité d’afficher Gimp dans une seule fenêtre et vous trouverez sur le dépôt ppa de matthaeus123 les paquet pour installer une version svn récente autorisant cet affichage tant demandé. Notez que cette fonction n’est disponible que sur la version de développement (2.7) et est considérée comme non finalisée, mais je peux vous affirmer que c’est fonctionnel pour tous les tests et toutes les installations que j’ai effectués.
Attention: comme toujours, l’ajout d’un dépôt autre que les dépôts officiels d’ubuntu présente un risque de sécurité pour votre ordinateur et vous effectuez cette manipulation à vos risques et périls sans que ma responsabilité ne puisse être mise en cause.
Au lieu d’utiliser ce dépôt, vous pouvez aussi télécharger les sources du programme et le compiler pour obtenir le même résultat.
Installation de Gimp 2.7.2
dans un terminal, entrez les commandes suivantes:
sudo add-apt-repository ppa:matthaeus123/mrw-gimp-svn
sudo apt-get update; sudo apt-get install gimp
Ensuite, il vous faudra lancer Gimp et vous rendre dans le menu Fenêtres et cocher la case Single-window Mode pour obtenir Gimp en mono-fenêtre.
Il est possible que vous ayez à installer un paquet supplémentaire (libgegl-0.0-0) si vous n’arrivez pas à relancer Gimp après l’installation de cette version.

Notez les onglets en haut des images, pour passer de l’une à l’autre.
Quelques petits soucis à signaler quand même:
- à l’ouverture/fermeture d’images, la fenêtre de Gimp, quand on l’a maximisée, revient sur sa taille fenêtrée précédente. C’est un peu agaçant de toujours devoir la maximiser à chaque manipulation. L’astuce consiste à étirer la fenêtre pour occuper la taille de l’écran. Ainsi, les changements de taille seront invisibles.
- Certains textes/label ont changé de nom. C’est rien, et sans doute destiné à plus de clarté dans l’utilisation du logiciel, mais certains tutos seront difficiles à suivre (par exemple, passage de Découper la sélection à Rogner la sélection).
- L’enregistrement se fait par défaut au format de Gimp, soit xcf. Pour enregistrer dans un autre format, il faut exporter l’image. Mais c’est juste une habitude à prendre.
- Pour être bien à l’aise, il vous faudra un grand écran. Ne pensez pas utiliser ceci sur un netbook³ , vous passeriez votre temps à cacher/afficher les barres d’outil pour voir l’image autrement que par une lucarne de la taille d’un timbre poste.
- L’ajout de texte sur une image n’ouvre plus de fenêtre supplémentaire, vous éditez directement le texte sur l’image (c’est bien!), mais c’est pas encore complètement au point.
Conclusion
Cette version apporte des changements de fonctionnement qui vont, à mon avis, dans le bon sens pour permettre à tous les types d’utilisateurs de travailler efficacement. Il reste, c’est vrai, du travail à accomplir pour attendre les challengers du marché, mais le but de Gimp n’est pas de faire concurrence à d’autres, mais bien d’offrir un logiciel fonctionnel gratuit à ceux qui en ont besoin.
La prochaine version stable est prévue pour décembre 2010 (Gimp 2.8.0, les versions impaires étant des versions de développement) mais vous pouvez déjà tester certaines nouveautés et vous faire la main en attendant celle ci, n’ayant constaté aucun problème majeur/bloquant pendant mes essais.
Notes
- Quand on a payé un logiciel plus de 1000 euros, on essaye de le rentabiliser en l’utilisant, quelle que soit la difficulté d’utilisation de celui ci…
- Au fur et à mesure de l’utilisation, et donc de l’apprentissage, les envies et les besoins augmentent, et les difficultés du début s’oublient.
- De toute façon, qui à part moi chercherait à utiliser Gimp sur un netbook de 9″?
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Ce n’est pas une astuce nouvelle, mais je la met quand même pour me servir de pense bête et m’éviter de chercher la commande par la suite:
sudo mplayer -vo svga mavideo.avi
Lorsque vous êtes en déplacement, connecté en wifi à une borne gérée par on ne sait qui, il est délicat d’accéder à vos comptes bancaires ou votre messagerie en ayant l’esprit tranquille.
En effet, rien n’empêche le propriétaire du point d’accès de surveiller tous les échanges sur cette borne, ou un pirate de sniffer les communications.
Il est possible d’utiliser votre serveur qui tourne à la maison, (voire même un serveur kimsufi, dédibox, ou autre), comme relai pour vos communication, à la fois pour la navigation web et pour les mails. L’important étant que vous ayez confiance dans la machine qui va vous servir d’intermédiaire et du réseau sur lequel elle est connectée.
L’avantage, c’est que c’est rapide et simple à mettre en place, même au dernier moment.
Précisions
Un tunnel ssh ne permet de passer que des protocoles basés sur TCP, au contraire d’un VPN qui permet de transporter tout type de trame IP et non IP en plus d’apporter un routage complet. Ce n’est donc pas un VPN au sens réel du terme, mais cela va vous permettre d’utiliser la sécurité du SSH sur la partie du réseau qui n’est pas fiable.
Creusons le tunnel
Votre ordinateur relai devra, bien évidemment, avoir un serveur SSH accessible depuis l’extérieur. L’idéal étant de pouvoir s’y connecter par clef plutôt que par mot de passe, ce qui vous permettra de fermer l’authentification par clef et de limiter les attaques. Mais les deux fonctionnent.
Je vous laisser lire la documentation pour mettre en place un serveur ssh si vous ne savez pas encore le faire.
Nous allons donc lancer une connexion vers notre serveur, et « binder » (lier) cette connexion à un port local afin que tout ce qui arrive sur le port local soit transféré sur la connexion SSH (et vice versa). Dans un terminal, qu’il faudra laisser ouvert tout le temps de la session, entrez ceci:
ssh -D 1234 utilisateur@serveur_relai
Un man ssh vous donnera plus de détails sur le fait que l’option -D fait que SSH se comporte comme un serveur SOCKS et vous rappellera que seul root peut utiliser les ports privilégiés. Nous utilisons arbitrairement le port 1234, mais vous pouvez utiliser n’importe quel port local supérieur à 1024 (lancé par un utilisateur non root) à condition qu’un service ne tourne pas déjà sur ce port.
Si votre serveur ssh ne tournait pas sur le port par défaut, vous pourrez alors utiliser cette commande en précisant le port de votre serveur:
ssh -D 1234:port_ssh utilisateur@serveur_relai
par exemple
ssh -D 1234:443 utilisateur@serveur_relai
ou
ssh -D 1234 -p 443 utilisateur@serveur_relai
Si vous fermez le terminal dans lequel vous avez ouvert le tunnel, la communication serait fermée et vos logiciels ne pourraient plus sortir. Il faudra donc ne pas le fermer tout le temps de la session.
Hey Ho, Hey Ho, on rentre … dans le tunnel
Maintenant que nous avons créé notre tunnel, il faut indiquer aux logiciels de l’utiliser.
Par exemple, pour firefox:
menu Édition > Préférences > Avancé > Réseau > Paramètres
Utilisez un proxy SOCKS qui est donc votre ordinateur (point de départ de la connexion SSH) sur le port indiqué (1234 dans ce cas) tel que ci dessous

Pour vous convaincre que vous passez par votre serveur et non par la connexion wifi en cours, allez visiter un site comme http://www.monip.org/ qui vous montrera votre adresse IP externe. Si votre serveur a une IP fixe, vous reconnaitrez facilement votre IP. Sinon, visitez le site, un coup sans proxy, un coup avec, et vous verrez que l’ip n’est pas la même.
Par exemple, pour thunderbird:
Les avantages de cette solution, pour envoyer du mail, sont:
- vous n’aurez pas à modifier le serveur SMTP d’envoi à chaque fois, même si des extentions existent pour compenser ce problème.
- pas d’interception de vos mails par un éventuel proxy ou sniffer sur le réseau
- l’adresse IP d’expédition est celle de votre serveur, pas celle de votre emplacement actuel (vie privée respectée)
Rendez vous à menu Édition > Préférences > Avancé > Réseau et espace disque > Paramètres et paramétrez tel que sur l’image suivante:

Lorsque vous enverrez un mail, il passera par le tunnel et sera donc réellement envoyé par votre serveur relai vers votre propre fournisseur d’accès, indépendamment du FAI depuis lequel vous êtes actuellement connecté.
Pour les autres logiciels:
Le principe du paramétrage est identique aux exemples ci dessus. Cherchez dans leur configuration comment utiliser un proxy socks.
Ça peut aussi ne pas fonctionner!
En effet, si un proxy est paramétré sur votre réseau (pas chez vous, là où vous êtes connecté) et qu’il ne laisse pas passer le ssh, vous êtes bloqué. Mais il existe parfois des solutions:
- Si le blocage du ssh est dû aux ports qui sont autorisés, il vous faudra mettre votre serveur ssh (chez vous) en écoute sur un de ceux ci. Il y a de fortes chances pour que le http et le https soient autorisés (sinon le proxy ne servirait à rien, autant débrancher le câble…).
- Si le blocage est dû à l’analyse des flux par le proxy et que le ssh est refusé, il faudra passer par un tunnel http dans lequel vous ferez passer un tunnel ssh (ou ce que vous voudrez). Vous pouvez utiliser l’excellent http-tunnel qui vous sortira de l’impasse.
- Si le proxy utilise un filtrage applicatif en plus du reste… c’est que l’admin est un acharné et que vous n’arriverez pas à sortir par cette voie.
Notez qu’il est possible de faire la même chose avec putty et Windows mais je vous laisser faire ça seuls, n’ayant plus de licence depuis longtemps, et encore moins l’envie de me salir les mains avec ça.
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Depuis plusieurs mois, j’avais un problème chez un de mes clients. Problème qui me faisait tourner en bourrique et qui commençait à me faire perdre de la crédibilité auprès de celui ci. Sans compter le temps perdu.
Il y a donc six mois, je lui ai remplacé l’un de ses postes poussif par un ordinateur récent et gonflé côté processeur et mémoire. Ordinateur que j’ai assemblé moi même à partir d’éléments achetés chez mon fournisseur habituel. Dans le même temps, il est passé de XP à linux, ce qui fait que la rapidité de fonctionnement n’est en rien comparable à la précédente. Le poste est installé sous un bureau appuyé au mur, à côté d’une fenêtre ensoleillée l’après midi. Il n’y a pas de clim, mais ils ouvrent la fenêtre avant de commencer à suffoquer. Ça a son importance, vous allez le voir. L’ordinateur est branché sur une prise multiple qui est elle même branchée sur un onduleur, sur le côté opposé du bureau, qui alimente aussi le poste voisin.
Depuis son installation, le client est content de la rapidité de l’ordinateur, satisfait du fonctionnement simple de Ubuntu, et ravi de ne plus avoir à dé-véroler ce poste en permanence. À part un très léger détail: l’ordinateur s’éteint tout seul aléatoirement! En particulier quand il fait chaud et qu’ils ouvrent la fenêtre.
Bon, il redémarre vite et les documents sont stockés sur un serveur, ce qui fait que les dégâts sont limités, mais ça contrarie quand même le fonctionnement de la société (et surtout de l’utilisateur qui est sur l’ordinateur), et ce n’est pas très sérieux.
Donc, tous les deux jours environs, je passais chercher pourquoi ce PC se coupait sans raison. Vu que les utilisateurs ne sont pas très précis niveau vocabulaire, j’ai pensé qu’il pouvait s’agir de l’écran. Écran que j’ai changé, sans succès.
J’ai changé l’alimentation, ayant déjà eu des problèmes sur certaines séries. La carte graphique aussi, on tombe parfois sur des incompatibilités étranges, le matériel fonctionnant bien sur des ordinateurs différents, mais pas ensemble… Sans succès.
J’ai pris la tour et j’en ai laissé une en remplacement le temps que je fasse des tests. J’ai stressé l’ordinateur, je l’ai fait travailler dans une étuve avec de l’air chaud fourni par le sèche cheveux tout neuf de ma femme qu’elle a gentiment accepté de me confier (après âpres négociations quand même…). Résultat, fonctionnement impeccable et coupure de sécurité dès que la température atteint la valeur limite fixée dans le bios, ce qui est plutôt rassurant.
Com
me l’ordinateur est au soleil l’après midi, derrière une fenêtre, et que celui ci est noir, j’ai bien pensé que le climat de la côte catalane pouvait provoquer les problèmes énoncés. Sauf qu’à 80°C le réglage de coupure, on peut supposer que la température interne du boitier n’en soit pas loin (disons 70°) ce qui fait que la température de la pièce aurait été insupportable pour tout être humain encore en vie dans les environs proches. A fortiori pour l’utilisateur assis à côté. Je pense qu’ils m’auraient signalé ce genre de détail…
J’ai réinstallé le système d’exploitation, refait l’ensemble des paramétrages, et j’ai rapporté la machine à mon client. L’utilisateur du poste étant en congés à cette période, j’ai donc pris mon temps, et j’étais certain que l’ordinateur était parfait dans ses moindres détails.
Puis au retour des vacances de l’utilisateur, nouvel appel pour la même panne. Je suis bien sûr retourné sur place. J’ai observé son mode de travail. J’ai travaillé tout une journée sur le poste. D’abord pour faire mon boulot perso (je n’ai pas trop le temps d’aller habiter chez mes clients) puis, voyant que tout fonctionnait, j’ai fait le travail de l’utilisateur avec lui à mes côtés, pensant que c’est son utilisation qui provoquait les coupures. Toujours rien, ou plutôt, tout allait bien.
Ce genre de panne intermittente est vraiment pénible. On finit par douter de ses capacités, on remet en cause son mode de fonctionnement et de réflexion, on en vient à se décourager et à envisager la possibilité de laisser tomber.
On imagine des choses aberrantes. L’activité réseau fait chauffer la carte graphique qui se déforme sous l’effet de la dilatation et vient bloquer la rotation du ventilateur du processeur, entrainant rapidement la surchauffe et la mise en sécurité. J’ai oublié de payer une facture et l’un de mes fournisseurs m’a fourni du matériel maudit (car fabriqué sur un ancien cimeterre indien) fabriqué à partir de silicium hanté (car provenant d’une terre sacrée) qui provoque l’arrêt de l’ordinateur à chaque fois que les aiguilles de l’horloge sont alignées. Le problème ne se produit pas avec moi car j’ai 1/3127559e de sang indien et que mon voisin un peu sorcier fait uriner son chien sur les roues de ma voiture tous les matins. Aberrantes, je vous dis…
C’était devenu un running gag qui ne me faisait plus rire: mon client me proposait de m’embaucher à temps plein pour que ma présence suffise à faire fonctionner l’ordinateur. Certains de ses clients pensent que je fais partie de son personnel, c’est pour dire… Je pourrais accepter, je suis désormais capable de remplacer presque tous ses employés.
Et puis, la semaine dernière, j’ai été touché par la grâce. J’ai vu la lumière! Paradoxalement, c’est en voyant une lumière s’éteindre que j’ai compris (pendant une seconde, j’ai pensé à House…).
J’ai bien sûr vérifié les branchements de l’ordinateur lors de mes nombreuses interventions. Du PC à la prise multiple, prise possédant un interrupteur avec un témoin lumineux qui indiquait la présence de tension. Interrupteur que j’avais d’ailleurs condamné avec la même colle qui permet de se tenir la tête en bas sous les avions.
Par contre, j’ai bêtement fait confiance au circuit électrique en place. Je ne vais pas non plus démonter les goulottes pour vérifier le circuit, mais je vous promet que la prochaine fois, je suivrais les fils jusqu’à la prise finale, quitte à déménager la pièce.
Derrière le bureau, entre le mur et le fond de bois du bureau, se trouvait une autre prise multiple du même modèle, servant de rallonge. Et lorsque l’utilisateur, qui est plus grand que moi, se détendait et allongeait les jambes, il appuyait sur le fond du bureau, qui lui même appuyait légèrement sur l’interrupteur provoquant une coupure de l’alimentation entre l’onduleur et le PC. L’extinction du poste faisait alors sursautter l’utilisateur qui bougeait ses pied, remettant alors le circuit sous tension et ne lui permettant pas de voir que l’écran était éteint et non en veille, ce qui aurait pu me mettre sur la piste. La première prise multiple étant allumée lorsqu’il se penchait pour regarder, comme je lui avait demandé, m’avait fait éliminer les problèmes d’alimentation très tôt, puisque, en plus, elle était reliée à l’onduleur. Et s’il ouvrait la fenêtre, il s’appuyait légèrement sur le bureau pour garder son équilibre, vu que le sol est encombré de dossiers et cartons.
Lorsqu’il était avec moi, sans doute impressionné parce que j’ai le double de son âge (et peut être aussi parce que je surveillais ses moindres faits et gestes), il se tenait droit sur son siège sans se permettre de s’étendre comme il le faisait quand il était tout seul. Et comme j’ai tendance à replier mes jambes sous le siège au lieu de les étendre, j’aurais pu travailler des mois sur le poste sans jamais rien remarquer!
Moralité: Il faut toujours suivre les fils d’un bout à l’autre pour s’assurer que rien ne perturbera la chaine.
Je sens que ce soir, je vais dormir l’esprit plus tranquille.
Ça me rappelle une autre anecdote, que je vous raconterais une prochaine fois, celle du moniteur hanté…
Savoir prendre une capture d’écran apporte des avantages immédiats¹: copie d’un message d’erreur pour qu’un expert puisse l’expliquer, garder une preuve d’un paiement sur un site, ou d’un commentaire sur un forum, copie d’une image ou d’un schéma quand le clic droit est désactivé par le site, ….
L’usage ne dépend que de votre imagination.
La touche magique
De base, pour prendre une capture d’écran, il suffit d’appuyer sur le bouton imp écr (ou « print screen« , selon les claviers). C’est une touche qui se situe en général vers le haut et la droite de votre clavier, mais sur certains portables exotiques, je l’ai déjà trouvée à gauche. Cherchez autour des touches « Insert« , « Suppr« , « Orig« , … Celles que vous n’utilisez que rarement. Parfois, sur les portables, il faut appuyer en même temps sur la touche de fonction « Fn » pour utiliser la fonction de capture d’écran notée dans une autre couleur sur la touche.
Capture simple
Lorsque vous avez appuyé sur la touche, immédiatement, une capture d’écran est effectuée (l’ensemble de ce qui est visible à l’écran) et il vous est proposé de l’enregistrer sur votre ordinateur.

A la différence de windows, il n’est pas nécessaire d’ouvrir ensuite un document pour coller l’image² qui est mémorisée dans le presse papier sans message de la part de Windows. C’est la raison qui fait que la majorité des utilisateurs pense que cette touche ne fonctionne pas et ne sert à rien, et qu’on en arrive à vendre des logiciels de capture d’écran…
Simple, mais puissante
Il existe une option « cachée », un raccourci en fait, qui vous permet d’aller plus loin:
- Si vous appuyez sur ALT en même temps que la touche d’impression d’écran, vous ne capturerez que la fenêtre active à l’écran.
Utilisation avancée
Le logiciel de capture d’écran de gnome possède des options avancées permettant plus de liberté. Vous y accédez par le menu Applications > Accessoires > Capture d’écran.
Vous pouvez alors choisir parmi plusieurs options:
- Capturer l’ensemble du bureau (ce qui est identique au mode simple)
- Ne capturer que la fenêtre active (ce qui vous évite d’éditer l’image du bureau complet pour découper la fenêtre qui vous intéresse)
- Sélectionner une zone à capturer. Le pointeur se transforme en croix, et vous devez cliquer/glisser pour sélectionner votre zone. N’ayez pas peur de cliquer sur un bouton: tant que le pointeur représente une croix, les applications ne sont pas actives. Attention quand même aux clics parkinsoniens.
Vous pouvez choisir, pour certaines options, un décalage entre le moment où vous cliquez sur le bouton Prendre une capture d’écran et le moment où la photo sera prise, ce qui permet de capturer les menus, menus contextuels et fenêtres modales, ou d’activer une action afin qu’elle soit présente sur l’image finale.

Par rapport à la méthode simple, cela vous oblige juste à un clic supplémentaire pour prendre votre capture d’écran. Mais il faut aller dans les menus pour avoir la fenêtre avec les options…
Accès direct aux options de capture
Rassurez vous (même si vous n’étiez pas inquiets), il est possible d’avoir ce comportement avec la touche impr écr en allant simplement modifier un réglage dans la configuration de gnome.
Ouvrez gconf-editor (ALT+F2 puis gconf-editor) et rendez vous à /apps/metacity/keybinding_commands/command_screenshot. Double cliquez sur la ligne affichant gnome-screenshot et ajoutez en fin l’option « -i » pour avoir gnome-screenshot -i, ce qui demande au logiciel de capture de s’ouvrir en mode interactif. Validez et fermez. Vous pouvez maintenant tester en utilisant la touche d’impression d’écran.

Modification de la clef dans la configuration de gnome pour faire apparaitre les options lors de l'appuis sur la touche impr écr (print screen)
Bien sûr, pour revenir au comportement par défaut, il suffit d’effectuer les mêmes opérations et de supprimer l’option « -i ».
Mais aussi:
Il est possible d’effectuer des captures d’écran en ligne de commande, vous trouverez plein de choses sur le net, en particulier sur Wikipedia, mais ce n’est pas le cadre de cet article. Cependant, le man de gnome-screenshot vous donnera des indications sur les options que vous pouvez ajouter à la commande dans gconf-editor³.
- Ce qui n’est pas le cas de tout le monde, et cet article m’évitera de me répéter.
- Vous n’imaginez pas le nombre de document word ne contenant qu’une image que je peux recevoir par courrier…
- Vous pouvez ajouter des effets, en particulier une ombre autour de votre capture.
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De retour après quelques petits soucis d’hégerbement hébergement…
Comme vous n’êtes pas sans le savoir, Openoffice.org est une suite bureautique complète, souvent utilisée pour remplacer l’Office de Microsoft. Et il faut reconnaitre que, pour le commun des mortels, les fonctionnalités sont équivalentes.
Cependant, l’aspect par défaut de Openoffice.org est assez austère… Surtout quand on passe du dernier Office ultra coloré à Openoffice.org du jour au lendemain.
Heureusement, il est possible de changer de thème d’icones pour trouver des choses plus agréables à l’œil, et ce assez simplement.
Tout d’abord, il vous faudra installer les thèmes, qui ne le sont pas par défaut.
sudo apt-get install openoffice.org-style-*
Cela vous installera les styles suivants:
openoffice.org-style-andromeda
openoffice.org-style-galaxy
openoffice.org-style-human
openoffice.org-style-industrial
openoffice.org-style-oxygen
openoffice.org-style-tango
openoffice.org-style-crystal
openoffice.org-style-hicontrast
Ensuite, il vous faudra aller choisir le thème dans les options d’Openoffice.org en allant dans le menu Outils > options.
Dans la section Openoffice.org, allez sur Afficher puis sélectionnez votre thème d’icones.

Les thèmes d’icones disponibles
Vous trouverez ci dessous une capture de chaque thème, à vous de choisir celui qui vous plait le plus.
Classique

Contraste élevé

crystal

Galaxy

Human
Notez qu’il s’agit du thème d’icones par défaut.

Industriel

Oxygene

Tango

Et avec Windows ?
La méthode a été donnée sur le site d’Openoffice.org, dans la documentation. Je ne retrouve plus l’emplacement de la page ou du fichier, mais je l’ai sauvegardé, donc je vous le met à disposition avec la méthode pour installer les icones de linux sous windows.
Des skins, des skins!
À l’heure actuelle, il n’est pas possible de skinner complètement la suite bureautique, bien que cette option ait pu exister pour la version 1.1.5 de façon fugace. Cependant, une demande est ouverte (http://fr.openoffice.org/issues/show_bug.cgi?id=18829) pour demander que cette possibilité soit intégrée dans les versions à venir. N’hésitez pas à voter.
Ce n’est certes pas une fonction fondamentale d’une suite bureautique, mais j’ai, hélas, souvent pu constater que le succès d’un logiciel se faisait sur ce genre de gadget. Et que moins le logiciel changeait d’aspect, moins l’utilisateur était dérouté, même s’il savait que rien n’était pareil. Il y en a bien qui pensent aller plus vite en peignant leur voiture en rouge….